Spotlighting Pan-African Poetry

Biography

Immigration mortelle (Deadly immigration)

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Un naufrage dans le détroit de Gibraltar…,
Aucun survivant des cinquante migrants à bord.
Encore un naufrage hier soir, tard,
Trente des soixante clandestins sont morts.

De naufrages en naufrages, mon frère,
L’Afrique se vide peu à peu de ses enfants,
L’Afrique est malade et saigne du cœur.
Le monde assiste au drame, indifférent.

Face à l’énumération macabre
Aucune action, aucune voix ne s’entend,
Les pertes massives ne sont nouvelles,
Informations laconiques qu’emporte le vent.

Mais, au nom de quoi les gens partent ainsi un jour?
Au nom de quel rêve, quel mirage attrayant.
Mes frères décident-ils donc de ce détour?
N’est ce pas qu’ici l’absurde s’entend ?

On parle d’une misère chez moi qui se répand
On évoque un continent ou le mal tue tous les jours…
On accuse un système qui des pauvres grossi les rangs,
Mais est – ce là une fatalité qui va durer toujours ?

Où est donc passée la sagesse de nos pères?
Qu’avons-nous fait de la dignité de l’Africain?
Le soleil que nous voulons pour notre devenir
Le verrons-nous rien qu’en tendant la main?

Mon Afrique est-elle à jamais damnée?
A quoi doit-elle la colère des Dieux?
Pourquoi ces malheurs à travers les années?
Une réponse pourrait-elle venir des cieux ?
L’homme Africain a-t-il mémoire si courte,
Pour reprendre les chemins où il a pleuré?
Hier, enchainé et jeté dans une soute,
Il devient aujourd’hui son propre négrier.

Peut-on être aussi amoureux de ses chaines
Oubliant du coup l’image qu’on donne de soi?
N’est-il pas temps que l’homme Africain se lève,
Qu’il se mette à l’œuvre pour qu’on entende enfin sa voix?
Que le ciel nous forge une raison pour cela.
Alors seulement, pour nous, pour la postérité
L’avenir s’ouvrira, un nouveau soleil brillera,
Afin que reluisent et notre dignité, et notre fierté.

Translation
” A shipwreck in the Strait of Gibraltar …”
No survivors fifty migrants on board.
” Another wreck last night, late,
Thirty of sixty clandestine died.

Shipwrecks in shipwrecks, my brother,
Africa is gradually emptied of its children,
Africa is sick and bleeding from the heart.
The world is witnessing the drama, indifferent.

Faced with the grim list
No action, no voice heard,
Massive losses are new,
Laconic information before the wind.

But in the name of what, people leave one day?
In the name of what dream, what attractive mirage.
My brothers decided they therefore this travel?
Is not it absurd that here means?

We’re talking about a misery to me that is spreading
It evokes a continent or evil kills all day …
They accuse a system that swelled the ranks of the poor,
But is this a fate that will last forever?

What has happened to the wisdom of our fathers?
What have we done to the dignity of Africans?
The sun we want for our future
Will we see just by reaching out?

My Africa Is forever damned?
What Should the wrath of the gods?
Why these misfortunes over the years?
One answer might it come from heaven?

The African man is he so short memory,
To use the roads where he cried?
Yesterday, chained and thrown into a bunker
It now becomes its own slave.

Can anyone be so in love with his chains
Forgetting to blow the image we give of yourself?
Is it not time that the African man rises,
He starts to work for you finally hear his voice?

The sky forge us a reason for this.
Only then, for us, for posterity
The future will open a new sun shines,
So shine and our dignity, and our pride.

Kalyre Slam

Featured Poem:

Je n’ai pas peur (I am not afraid)

Enlarge poem

Je n’ai pas peur du tonnerre qui bruit,
Mais j’ai peur de l’homme,
Je n’ai pas peur de la nuit,
Mais j’ai peur des jours sombres,

Je n’ai pas peur de la mort
Mais j’ai peur de vivre pour rien
Je n’ai pas de mon corps
Mais j’ai peur de ses reactions

Je n’ai pas peur des voyages,
Mais j’ai peur des aller simples,
Je n’ai pas peur du voisinage,
Mais j’ai peur des commérages,

Je n’ai pas peur du temps qui passe,
Mais j’ai peur du temps perdu,
Je n’ai pas peur de celui qui me déteste,
Mais j’ai peur des sous entendus.
Je n’ai pas peur du travail,
Mais j’ai peur de celui qui m’exploite,
Je n’ai pas peur de celle qui me veille,
Mais j’ai peur de l’amour qui perfore,

Refrain X 1
Ayimario lala dunia Koné sirana bimogo
Gna, Moni sen fila
An bimogo magni
Moni bolo fila bimogo ma siraniiii
Ne serina Samara nitigui gna S
irana bimogo gna

Je n’ai pas peur de la route,
Mais j’ai peur de celui qui part,
Je n’ai pas peur de la colère,
Mais j’ai peur de celle qui ne s’exprime pas,
Je n’ai pas peur de la douleur,
Mais j’ai peur de la douleur muette,
Je n’ai pas peur de la grandeur,
Mais j’ai peur de ce qu’elle entraine,
Je n’ai pas peur de la haine,
Mais j’ai peur de l’amour qui emprisonne,
Je n’ai pas peur des larmes qui coulent,
Mais j’ai peur de celles qui consument,
Je n’ai pas peur des amitiés,
Mais j’ai peur de celles qui finissent,
Je n’ai pas peur des guerres commencées,
Mais j’ai peur de celles qui durent,
Je n’ai pas peur de l’Afrique,
Mais j’ai peur des ses dirigeants,
Je n’ai pas peur de ce qui, demain, arrive,
Mais j’ai peur que ne s’arrête le temps.

Sorio……Na an sama djimbé lé Ann Dunia,
e sirana an-bimogo ya gnè
N’ Sirana.Simarani tigui gna,
Nsiana bimogogna, ne siranaaa- an,
N Siranadjanfa Djougougnè, Ahi marioooooooooooooooooo
Ahimario o Sirana, bimogo ya, Zinogo ya, Bimogoya.

Translation

I’m not afraid of thunder sound,
But I’m afraid of man,
I’m not afraid of the night,
But I’m afraid of the dark days

I am not afraid of death
But I’m afraid to live for nothing
I do not have my body
But I’m afraid of his reactions

I have no fear of traveling,
But I’m afraid of going simple,
I’m not afraid of the neighborhood,
But I’m afraid of gossip,

I have no fear of time passing,
But I’m afraid of lost time,
I’m not afraid of him who hates me,
But I’m afraid of innuendos.

I’m not afraid of work,
But I’m afraid of those who exploit me,
I’m not afraid of that which ensures me
But I’m afraid of love that perforates

Ayimario lala dunia Koné Sirana bimogo
Gna, Moni sen fila
An bimogo magni
Moni bolo fila bimogo my siraniiii
Do serina Samara nitigui gna
Sirana bimogo gna

I’m not afraid of the road,
But I fear the one who leaves,
I’m not afraid of anger,
But I fear that which can not be expressed,

I’m not afraid of pain,
But I’m afraid of silent grief,
I’m not afraid of greatness
But I fear it causes,

I’m not afraid of hate,
But I’m afraid of love that imprisons
I’m not afraid of tears flowing,
But I’m afraid of those that consume,

I’m not afraid of friendships,
But I’m afraid of those who end,
I’m not afraid of war started,
But I’m afraid those last,

I’m not afraid of Africa,
But I’m afraid of its officers,
I’m not afraid of what tomorrow comes,
But I fear that stops time.

Sorio year sama …… Na djimbe Ann Dunia, e-bimogo Sirana year ago GNE
N ‘Sirana.Simarani tigui blah Nsiana bimogogna do siranaaa-year
N Siranadjanfa Djougougnè, Ahi marioooooooooooooooooo
Ahimario o Sirana, bimogo ago Zinogo ago Bimogoya.

DSC_0538

How does this featured poem make you feel?

  • Amazement (1)
  • Pride (1)
  • Optimism (0)
  • Anger (0)
  • Delight (1)
  • Inspiration (2)
  • Reflection (4)
  • Captivation (1)
  • Peace (0)
  • Amusement (0)
  • Sorrow (1)
  • Vigour (0)
  • Hope (0)
  • Sadness (1)
  • Fear (1)
  • Jubilation (0)

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Biography

Kalyre Slam is a Cameroonian slam poet who regularly performs on local and international stages. Kalyre Slam is the winner of the Chanson pour l’education or Song for Education Competition organized by the Swiss based NGO Enfants du Monde. He is also the president of the Association De la Promotion Des Arts Urbains in Mali.

Kalyre Slam

DSC_0538
DSC_0538

Biography

Kalyre Slam is a Cameroonian slam poet who regularly performs on local and international stages. Kalyre Slam is the winner of the Chanson pour l’education or Song for Education Competition organized by the Swiss based NGO Enfants du Monde. He is also the president of the Association De la Promotion Des Arts Urbains in Mali.

Immigration mortelle (Deadly immigration)

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Un naufrage dans le détroit de Gibraltar…,
Aucun survivant des cinquante migrants à bord.
Encore un naufrage hier soir, tard,
Trente des soixante clandestins sont morts.

De naufrages en naufrages, mon frère,
L’Afrique se vide peu à peu de ses enfants,
L’Afrique est malade et saigne du cœur.
Le monde assiste au drame, indifférent.

Face à l’énumération macabre
Aucune action, aucune voix ne s’entend,
Les pertes massives ne sont nouvelles,
Informations laconiques qu’emporte le vent.

Mais, au nom de quoi les gens partent ainsi un jour?
Au nom de quel rêve, quel mirage attrayant.
Mes frères décident-ils donc de ce détour?
N’est ce pas qu’ici l’absurde s’entend ?

On parle d’une misère chez moi qui se répand
On évoque un continent ou le mal tue tous les jours…
On accuse un système qui des pauvres grossi les rangs,
Mais est – ce là une fatalité qui va durer toujours ?

Où est donc passée la sagesse de nos pères?
Qu’avons-nous fait de la dignité de l’Africain?
Le soleil que nous voulons pour notre devenir
Le verrons-nous rien qu’en tendant la main?

Mon Afrique est-elle à jamais damnée?
A quoi doit-elle la colère des Dieux?
Pourquoi ces malheurs à travers les années?
Une réponse pourrait-elle venir des cieux ?
L’homme Africain a-t-il mémoire si courte,
Pour reprendre les chemins où il a pleuré?
Hier, enchainé et jeté dans une soute,
Il devient aujourd’hui son propre négrier.

Peut-on être aussi amoureux de ses chaines
Oubliant du coup l’image qu’on donne de soi?
N’est-il pas temps que l’homme Africain se lève,
Qu’il se mette à l’œuvre pour qu’on entende enfin sa voix?
Que le ciel nous forge une raison pour cela.
Alors seulement, pour nous, pour la postérité
L’avenir s’ouvrira, un nouveau soleil brillera,
Afin que reluisent et notre dignité, et notre fierté.

Translation
” A shipwreck in the Strait of Gibraltar …”
No survivors fifty migrants on board.
” Another wreck last night, late,
Thirty of sixty clandestine died.

Shipwrecks in shipwrecks, my brother,
Africa is gradually emptied of its children,
Africa is sick and bleeding from the heart.
The world is witnessing the drama, indifferent.

Faced with the grim list
No action, no voice heard,
Massive losses are new,
Laconic information before the wind.

But in the name of what, people leave one day?
In the name of what dream, what attractive mirage.
My brothers decided they therefore this travel?
Is not it absurd that here means?

We’re talking about a misery to me that is spreading
It evokes a continent or evil kills all day …
They accuse a system that swelled the ranks of the poor,
But is this a fate that will last forever?

What has happened to the wisdom of our fathers?
What have we done to the dignity of Africans?
The sun we want for our future
Will we see just by reaching out?

My Africa Is forever damned?
What Should the wrath of the gods?
Why these misfortunes over the years?
One answer might it come from heaven?

The African man is he so short memory,
To use the roads where he cried?
Yesterday, chained and thrown into a bunker
It now becomes its own slave.

Can anyone be so in love with his chains
Forgetting to blow the image we give of yourself?
Is it not time that the African man rises,
He starts to work for you finally hear his voice?

The sky forge us a reason for this.
Only then, for us, for posterity
The future will open a new sun shines,
So shine and our dignity, and our pride.

Featured Poem:

Je n’ai pas peur (I am not afraid)

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Je n’ai pas peur du tonnerre qui bruit,
Mais j’ai peur de l’homme,
Je n’ai pas peur de la nuit,
Mais j’ai peur des jours sombres,

Je n’ai pas peur de la mort
Mais j’ai peur de vivre pour rien
Je n’ai pas de mon corps
Mais j’ai peur de ses reactions

Je n’ai pas peur des voyages,
Mais j’ai peur des aller simples,
Je n’ai pas peur du voisinage,
Mais j’ai peur des commérages,

Je n’ai pas peur du temps qui passe,
Mais j’ai peur du temps perdu,
Je n’ai pas peur de celui qui me déteste,
Mais j’ai peur des sous entendus.
Je n’ai pas peur du travail,
Mais j’ai peur de celui qui m’exploite,
Je n’ai pas peur de celle qui me veille,
Mais j’ai peur de l’amour qui perfore,

Refrain X 1
Ayimario lala dunia Koné sirana bimogo
Gna, Moni sen fila
An bimogo magni
Moni bolo fila bimogo ma siraniiii
Ne serina Samara nitigui gna S
irana bimogo gna

Je n’ai pas peur de la route,
Mais j’ai peur de celui qui part,
Je n’ai pas peur de la colère,
Mais j’ai peur de celle qui ne s’exprime pas,
Je n’ai pas peur de la douleur,
Mais j’ai peur de la douleur muette,
Je n’ai pas peur de la grandeur,
Mais j’ai peur de ce qu’elle entraine,
Je n’ai pas peur de la haine,
Mais j’ai peur de l’amour qui emprisonne,
Je n’ai pas peur des larmes qui coulent,
Mais j’ai peur de celles qui consument,
Je n’ai pas peur des amitiés,
Mais j’ai peur de celles qui finissent,
Je n’ai pas peur des guerres commencées,
Mais j’ai peur de celles qui durent,
Je n’ai pas peur de l’Afrique,
Mais j’ai peur des ses dirigeants,
Je n’ai pas peur de ce qui, demain, arrive,
Mais j’ai peur que ne s’arrête le temps.

Sorio……Na an sama djimbé lé Ann Dunia,
e sirana an-bimogo ya gnè
N’ Sirana.Simarani tigui gna,
Nsiana bimogogna, ne siranaaa- an,
N Siranadjanfa Djougougnè, Ahi marioooooooooooooooooo
Ahimario o Sirana, bimogo ya, Zinogo ya, Bimogoya.

Translation

I’m not afraid of thunder sound,
But I’m afraid of man,
I’m not afraid of the night,
But I’m afraid of the dark days

I am not afraid of death
But I’m afraid to live for nothing
I do not have my body
But I’m afraid of his reactions

I have no fear of traveling,
But I’m afraid of going simple,
I’m not afraid of the neighborhood,
But I’m afraid of gossip,

I have no fear of time passing,
But I’m afraid of lost time,
I’m not afraid of him who hates me,
But I’m afraid of innuendos.

I’m not afraid of work,
But I’m afraid of those who exploit me,
I’m not afraid of that which ensures me
But I’m afraid of love that perforates

Ayimario lala dunia Koné Sirana bimogo
Gna, Moni sen fila
An bimogo magni
Moni bolo fila bimogo my siraniiii
Do serina Samara nitigui gna
Sirana bimogo gna

I’m not afraid of the road,
But I fear the one who leaves,
I’m not afraid of anger,
But I fear that which can not be expressed,

I’m not afraid of pain,
But I’m afraid of silent grief,
I’m not afraid of greatness
But I fear it causes,

I’m not afraid of hate,
But I’m afraid of love that imprisons
I’m not afraid of tears flowing,
But I’m afraid of those that consume,

I’m not afraid of friendships,
But I’m afraid of those who end,
I’m not afraid of war started,
But I’m afraid those last,

I’m not afraid of Africa,
But I’m afraid of its officers,
I’m not afraid of what tomorrow comes,
But I fear that stops time.

Sorio year sama …… Na djimbe Ann Dunia, e-bimogo Sirana year ago GNE
N ‘Sirana.Simarani tigui blah Nsiana bimogogna do siranaaa-year
N Siranadjanfa Djougougnè, Ahi marioooooooooooooooooo
Ahimario o Sirana, bimogo ago Zinogo ago Bimogoya.

How does this featured poem make you feel?

  • Amazement (1)
  • Pride (1)
  • Optimism (0)
  • Anger (0)
  • Delight (1)
  • Inspiration (2)
  • Reflection (4)
  • Captivation (1)
  • Peace (0)
  • Amusement (0)
  • Sorrow (1)
  • Vigour (0)
  • Hope (0)
  • Sadness (1)
  • Fear (1)
  • Jubilation (0)

Immigration mortelle (Deadly immigration)

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Un naufrage dans le détroit de Gibraltar…,
Aucun survivant des cinquante migrants à bord.
Encore un naufrage hier soir, tard,
Trente des soixante clandestins sont morts.

De naufrages en naufrages, mon frère,
L’Afrique se vide peu à peu de ses enfants,
L’Afrique est malade et saigne du cœur.
Le monde assiste au drame, indifférent.

Face à l’énumération macabre
Aucune action, aucune voix ne s’entend,
Les pertes massives ne sont nouvelles,
Informations laconiques qu’emporte le vent.

Mais, au nom de quoi les gens partent ainsi un jour?
Au nom de quel rêve, quel mirage attrayant.
Mes frères décident-ils donc de ce détour?
N’est ce pas qu’ici l’absurde s’entend ?

On parle d’une misère chez moi qui se répand
On évoque un continent ou le mal tue tous les jours…
On accuse un système qui des pauvres grossi les rangs,
Mais est – ce là une fatalité qui va durer toujours ?

Où est donc passée la sagesse de nos pères?
Qu’avons-nous fait de la dignité de l’Africain?
Le soleil que nous voulons pour notre devenir
Le verrons-nous rien qu’en tendant la main?

Mon Afrique est-elle à jamais damnée?
A quoi doit-elle la colère des Dieux?
Pourquoi ces malheurs à travers les années?
Une réponse pourrait-elle venir des cieux ?
L’homme Africain a-t-il mémoire si courte,
Pour reprendre les chemins où il a pleuré?
Hier, enchainé et jeté dans une soute,
Il devient aujourd’hui son propre négrier.

Peut-on être aussi amoureux de ses chaines
Oubliant du coup l’image qu’on donne de soi?
N’est-il pas temps que l’homme Africain se lève,
Qu’il se mette à l’œuvre pour qu’on entende enfin sa voix?
Que le ciel nous forge une raison pour cela.
Alors seulement, pour nous, pour la postérité
L’avenir s’ouvrira, un nouveau soleil brillera,
Afin que reluisent et notre dignité, et notre fierté.

Translation
” A shipwreck in the Strait of Gibraltar …”
No survivors fifty migrants on board.
” Another wreck last night, late,
Thirty of sixty clandestine died.

Shipwrecks in shipwrecks, my brother,
Africa is gradually emptied of its children,
Africa is sick and bleeding from the heart.
The world is witnessing the drama, indifferent.

Faced with the grim list
No action, no voice heard,
Massive losses are new,
Laconic information before the wind.

But in the name of what, people leave one day?
In the name of what dream, what attractive mirage.
My brothers decided they therefore this travel?
Is not it absurd that here means?

We’re talking about a misery to me that is spreading
It evokes a continent or evil kills all day …
They accuse a system that swelled the ranks of the poor,
But is this a fate that will last forever?

What has happened to the wisdom of our fathers?
What have we done to the dignity of Africans?
The sun we want for our future
Will we see just by reaching out?

My Africa Is forever damned?
What Should the wrath of the gods?
Why these misfortunes over the years?
One answer might it come from heaven?

The African man is he so short memory,
To use the roads where he cried?
Yesterday, chained and thrown into a bunker
It now becomes its own slave.

Can anyone be so in love with his chains
Forgetting to blow the image we give of yourself?
Is it not time that the African man rises,
He starts to work for you finally hear his voice?

The sky forge us a reason for this.
Only then, for us, for posterity
The future will open a new sun shines,
So shine and our dignity, and our pride.

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