Spotlighting Pan-African Poetry

Biography

Mame

Enlarge poem

Grand-père, dernier de mes Pères,
Ma chance, mon espoir, mon essence,
Parlez-moi de mes racines, parlez-moi de mon moi enraciné.
Oh Père, combien je vous ai souhaité !

Laissez, laissez couler ces mots de mon histoire.
Je vous sais riche, riche des Massasis,
Riche de Sénéfobougou, riche, oh que riche !
Mame, dites, qui sont mes Mames ?

Vous êtes le dernier, le détenteur, le salut.
Reformons le royaume des Massassis,
La lignée des Coulibaly, traduis-moi le Bambara.
Que je puisse comparer ces mots
A ces sentiments encrés au plus profond de moi.
Révélez-moi mon passé, levez le voile.
Que mes yeux puissent voir,
Mes oreilles entendre,
Ma peau, sentir
Mon nez, humer :
Que je puisse être.
Oh Père, parlez-moi de vos pères !
J’en ai tellement rêvé, tant espéré,
Puis me suis résignée. Et
Vous voilà surgi de nulle part, de partout,
Bel imprévu, spectaculaire renaissance, quel espoir !
Vous portez, vous symbolisez, oh Père !
Laissez-moi vous toucher ! Vous êtes bien là ?!
Oh Père !
Je vous tiens, restez debout, autant que vous pourrez et, mieux, à jamais.
Guidez la famille vers son royaume, vers son trône.
Redonnez-la son heure de gloire.
Restez, Père.
Et bêchez, encore et encore, retrouvez l’histoire
Des Coulibaly Massassi.

Translation
In this poem the poet pleads to her father and the older generation to teach her and her generation about the country’s history. The poet yearns to know about the days when her country was majestic, when people thrived and peace permeated the land.

Fatou Dioffé Bâ

Featured Poem:

Bonheur

Enlarge poem

Une lumière surgit,
Mes soucis s’enfuirent.
La chance m’a souri,
D’un sourire qui ne peut me nuire.

Comment m’y prendre mère chérie,
Pour t’annoncer ma survie ?

Mes peines se sont évanouies.
Mes efforts m’ont servi.
Mon âme s’est revêtue
D’une laine toute velue.

Comment m’y prendre mère chérie,
Pour t’annoncer ma survie ?

La survie de ton enfant.
Ton enfant qui t’aime tant,
Qui parle de toi en chantant
Des mélopées d’antan.

Comment m’y prendre reine des reines
Pour te dire que ta princesse est maîtresse de l’arène.

Translation
This poem is addressed to the poet’s mother, in it she tells her mother of her new found happiness and success. She celebrates her triumph over past hardships and adversity. This is a poem about not letting your past determine your future.

IMG0066

How does this featured poem make you feel?

  • Amazement (3)
  • Pride (6)
  • Optimism (1)
  • Anger (0)
  • Delight (1)
  • Inspiration (3)
  • Reflection (3)
  • Captivation (3)
  • Peace (7)
  • Amusement (2)
  • Sorrow (1)
  • Vigour (1)
  • Hope (1)
  • Sadness (1)
  • Fear (1)
  • Jubilation (5)

Comments

Your email address will not be published.

Biography

Born in the 1988 on Saint-Louis in the Senegal, Fatou Dioffé Bâ first started dabbling in poetry in college. Although she is a graduate of a Master’s degree in Applied Mathematics, Computer Science and Finance, poetry is her number one passion.

Fatou Dioffé Bâ

IMG0066
IMG0066

Biography

Born in the 1988 on Saint-Louis in the Senegal, Fatou Dioffé Bâ first started dabbling in poetry in college. Although she is a graduate of a Master’s degree in Applied Mathematics, Computer Science and Finance, poetry is her number one passion.

Mame

Enlarge poem

Grand-père, dernier de mes Pères,
Ma chance, mon espoir, mon essence,
Parlez-moi de mes racines, parlez-moi de mon moi enraciné.
Oh Père, combien je vous ai souhaité !

Laissez, laissez couler ces mots de mon histoire.
Je vous sais riche, riche des Massasis,
Riche de Sénéfobougou, riche, oh que riche !
Mame, dites, qui sont mes Mames ?

Vous êtes le dernier, le détenteur, le salut.
Reformons le royaume des Massassis,
La lignée des Coulibaly, traduis-moi le Bambara.
Que je puisse comparer ces mots
A ces sentiments encrés au plus profond de moi.
Révélez-moi mon passé, levez le voile.
Que mes yeux puissent voir,
Mes oreilles entendre,
Ma peau, sentir
Mon nez, humer :
Que je puisse être.
Oh Père, parlez-moi de vos pères !
J’en ai tellement rêvé, tant espéré,
Puis me suis résignée. Et
Vous voilà surgi de nulle part, de partout,
Bel imprévu, spectaculaire renaissance, quel espoir !
Vous portez, vous symbolisez, oh Père !
Laissez-moi vous toucher ! Vous êtes bien là ?!
Oh Père !
Je vous tiens, restez debout, autant que vous pourrez et, mieux, à jamais.
Guidez la famille vers son royaume, vers son trône.
Redonnez-la son heure de gloire.
Restez, Père.
Et bêchez, encore et encore, retrouvez l’histoire
Des Coulibaly Massassi.

Translation
In this poem the poet pleads to her father and the older generation to teach her and her generation about the country’s history. The poet yearns to know about the days when her country was majestic, when people thrived and peace permeated the land.

Featured Poem:

Bonheur

Enlarge poem

Une lumière surgit,
Mes soucis s’enfuirent.
La chance m’a souri,
D’un sourire qui ne peut me nuire.

Comment m’y prendre mère chérie,
Pour t’annoncer ma survie ?

Mes peines se sont évanouies.
Mes efforts m’ont servi.
Mon âme s’est revêtue
D’une laine toute velue.

Comment m’y prendre mère chérie,
Pour t’annoncer ma survie ?

La survie de ton enfant.
Ton enfant qui t’aime tant,
Qui parle de toi en chantant
Des mélopées d’antan.

Comment m’y prendre reine des reines
Pour te dire que ta princesse est maîtresse de l’arène.

Translation
This poem is addressed to the poet’s mother, in it she tells her mother of her new found happiness and success. She celebrates her triumph over past hardships and adversity. This is a poem about not letting your past determine your future.

How does this featured poem make you feel?

  • Amazement (3)
  • Pride (6)
  • Optimism (1)
  • Anger (0)
  • Delight (1)
  • Inspiration (3)
  • Reflection (3)
  • Captivation (3)
  • Peace (7)
  • Amusement (2)
  • Sorrow (1)
  • Vigour (1)
  • Hope (1)
  • Sadness (1)
  • Fear (1)
  • Jubilation (5)

Mame

Enlarge poem

Grand-père, dernier de mes Pères,
Ma chance, mon espoir, mon essence,
Parlez-moi de mes racines, parlez-moi de mon moi enraciné.
Oh Père, combien je vous ai souhaité !

Laissez, laissez couler ces mots de mon histoire.
Je vous sais riche, riche des Massasis,
Riche de Sénéfobougou, riche, oh que riche !
Mame, dites, qui sont mes Mames ?

Vous êtes le dernier, le détenteur, le salut.
Reformons le royaume des Massassis,
La lignée des Coulibaly, traduis-moi le Bambara.
Que je puisse comparer ces mots
A ces sentiments encrés au plus profond de moi.
Révélez-moi mon passé, levez le voile.
Que mes yeux puissent voir,
Mes oreilles entendre,
Ma peau, sentir
Mon nez, humer :
Que je puisse être.
Oh Père, parlez-moi de vos pères !
J’en ai tellement rêvé, tant espéré,
Puis me suis résignée. Et
Vous voilà surgi de nulle part, de partout,
Bel imprévu, spectaculaire renaissance, quel espoir !
Vous portez, vous symbolisez, oh Père !
Laissez-moi vous toucher ! Vous êtes bien là ?!
Oh Père !
Je vous tiens, restez debout, autant que vous pourrez et, mieux, à jamais.
Guidez la famille vers son royaume, vers son trône.
Redonnez-la son heure de gloire.
Restez, Père.
Et bêchez, encore et encore, retrouvez l’histoire
Des Coulibaly Massassi.

Translation
In this poem the poet pleads to her father and the older generation to teach her and her generation about the country’s history. The poet yearns to know about the days when her country was majestic, when people thrived and peace permeated the land.

Comments

Your email address will not be published.